La prostitution en Thailande, comment fonctionne ces filles

La prostitution en Thailande, comment fonctionne ces filles
5 (100%) 3 votes

La prostitution en Thaïlande est l’un des moteurs économiques du pays. Contrairement aux idées reçues, elle s’adresse d’abord aux hommes thaïlandais, qui sont depuis toujours friands de femmes et de sexe, et non aux étrangers.

L’industrie du sexe destinée aux étrangers se concentre autour de quelques villes seulement (Bangkok, Pattaya et Phuket en tête) et est assez récente puisqu’elle s’est développée après la guerre du Vietnam, période durant laquelle les soldats américains venaient en permission au Pays du Sourire pour y goûter les plaisirs de la jeune chair siamoise entre deux combats.

Les travailleuses du sexe siamoises

Les travailleuses du sexe sont environ 800 000 en Thaïlande (les chiffres varient énormément d’une étude à l’autre, il est bon de le préciser). 5-10% d’entre elles seraient atteintes du virus HIV.

Mais qui sont ces filles qui vendent leur corps au plus offrant et pourquoi se sont-elles lancées dans ce business pas comme les autres ?

Les prostituées thaïlandaises sont très souvent des jeunes femmes de l’Isaan, une région très pauvre située au Nord-Est du Royaume. La majorité d’entre elles se sont lancées dans le business du sexe pour lever rapidement des sommes importantes afin de soutenir une famille très défavorisée qui parfois croule sous les dettes. C’est aussi une opportunité pour elles de faire la connaissance de nombreux occidentaux dont l’un tiendra peut-être un jour le rôle de mari attentionné et protecteur dans leur vie.

Les travailleuses du sexe locales travaillent dans différents types d’établissement dont l’activité principale est considérée comme légale par les autorités (rappelons ici que la prostitution est officiellement illégale en Thaïlande).

Bars beer, ladies bar, salons de massage, gogo bars et discothèques sont les lieux de chasse de prédilection de ces filles de la nuit. Elles y exercent une activité salariée de rabattage dont l’objectif principal est de pousser le client à la consommation pour faire monter son ardoise dans la joie et la bonne humeur.

Dans la grande majorité des cas, les prestations sexuelles sont elles exercées en freelance: les filles négocient le tarif de leur passe directement avec le client et empochent l’argent sans reverser de commission à un proxénète quelconque (patron du lieu de travail ou autre). La prostitution en Thaïlande est donc généralement exercée dans la grande majorité des cas de façon consentie et indépendante.

Les clients des bars à filles

La faune des bars à filles, établissement qui concentrent la majorité de l’activité liée au tourisme sexuel, est extrêmement variée. Contrairement à l’idée reçue, elle ne se compose pas d’une majorité de vieux hommes bedonnants à la recherche de prestations sexuelles salasses. De la bande de jeunes étudiants venus braver les interdits aux quarantenaires divorcés déprimés en passant par les retraités en quête d’une seconde jeunesse, le monde de la fête et du sexe en Thaïlande brasse une surprenante diversité de profils et de nationalités.

L’ambiance est généralement bonne dans les bars à filles. Les interactions entre occidentaux et prostituées thaïlandaises se déroulent dans le respect et la bonne humeur: les filles font leur travail en pensant au cash qu’elles vont empocher et les hommes sont aux anges au milieu de toutes ces femmes plus belles les unes que les autres qui sourient et semblent s’amuser follement en leur présence. Néanmoins, l’alcool aidant, des dérapages peuvent arriver et la violence est toujours un risque dans ce type d’environnement. C’est la raison pour laquelle la Tourist Police n’est jamais très loin et vieille à la sécurité de tous.

Amour et ladies bar en Thaïlande

Bon nombre de couples franco-thaïs naissent dans les bars à filles de Thaïlande mais peu d’entre eux parviennent à tenir dans la durée. Pourquoi ? Outre les différences culturelles profondes dans la conception du couple et les rôles respectifs de mari et femme, les filles de bar restent très souvent des opportunistes à la recherche d’un occidental à plumer jusqu’au dernier denier. Elles sont d’ailleurs très douées à ce petit jeu et les mésaventures peuvent se lire par centaines sur les forums francophones et anglophones du web. De la dulcinée qui prend la fuite avec tout l’argent de son Tiirak (Tiirak = chéri en Thaï) à celle qui demande le divorce pour s’emparer de tous les biens acquis par son occidental de mari en Thaïlande, il est très difficile de savoir ce que réserve de telles relations à moyen et long terme.

La prostitution en Thaïlande est-elle un fléau ou l’ultime chance laissée à des filles désargentées pour se tirer de la misère ? La réponse à cette question dépend très probablement de la fille concernée. Car si certaines prostituées savent tirer le meilleur de ce travail souvent difficile et toujours dégradant, d’autres sombrent dans les drogues ou finissent par succomber des suites du sida, maladie qui continue à faire des ravages chez les filles comme chez leurs clients.

Auteur de l’article : Farangset

Je suis quelqu'un !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *